22.12.2006
Dalia Itzik:Présidente de la Knesset
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Nous avons reçu hier Dalia Itzik au consistoire puis au cours d'une reception privée nous avons pu faire connaissance plus intimement.
Dalia est élue depuis 1992 comme députée elle a été ministre de l'environnement,de l'industrie et de la communication.Elle est la première femme Présidente de la Knesset élue en 2006.
Elle est pleine d'humanité ,intelligente et belle,nous avons parlé de la guerre du mois d'août en présence du père de Yoan Zerbib jeune français parti vivre en Israël et mort le dernier jour,elle nous a parlé d'un jeune aviateur brulé sur tout son corps qui n'a pas tiré sur le membre du Hezbollah qui le menaçait car il avait pris une petite fille devant lui et c'est lui qui a été completement blessé car un Israëlien ne peut tirer de sang froid sur un enfant.
photos Alain Azria
21:20 Publié dans Moyen Orient | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
09.09.2006
Résolution 1701
La résolution 1701 et ses violations libanaises : un marché de dupes pour Israël qui conduira inéluctablement à une reprise des hostilités.
A la mi-août Israël acceptait la résolution 1701 du Conseil de Sécurité, fortement poussée par la France. Jacques Chirac avait évoqué la supposée « immoralité » des Etats-Unis et « d'autres », comprendre Israël ou tous ceux qui n'auraient pas accepté une résolution aux termes parfois ambigus visant, de fait, à ne protéger que la seule milice terroriste du Hezbollah et son armement, cibles des frappes israéliennes. Même si, comme dans toute guerre, il y a eu des dommages collatéraux.
Alors que le Hezbollah, visait délibérément villes et civils israéliens, se servant de populations civiles libanaises comme boucliers humains. Hezbollah qui affichait son racisme en enjoignant les populations arabes du nord d'Israël de fuir la région.
La résolution 1701 prend l'eau de toutes parts et ne fera rien pour résoudre les causes de la guerre de cet été. Car le Liban n'en respecte pas les termes, parfois ambigus. Et c'est pourtant Israël qui est mis au banc des accusés.
La résolution 1701 demande « la libération inconditionnelle des soldats israéliens enlevés. » Or, ils sont toujours otages, sans que l'on ait la moindre nouvelle d'eux. Kofi Annan, lui-même, n'ayant pu en obtenir. Ni la Croix-Rouge.
La résolution 1701 rappelle « l'engagement pris par le Gouvernement libanais, ...., d'étendre son autorité sur son territoire, par l'intermédiaire de ses propres forces armées légitimes, de sorte qu'aucune arme ne s'y trouve sans le consentement du Gouvernement libanais et qu'aucune autorité ne s'y exerce autre que celle du Gouvernement libanais »
Engagement ambigu. Le Hezbollah, proxy de l'Iran et de la Syrie, refuse de céder des armes qu'il se borne à cacher. Et le gouvernement libanais - qui compte des ministres du Hezbollah, dont le Président est soutenu par Damas, dont le Parlement est présidé par un membre de Amal, autre mouvement chiite – ne fait rien pour le désarmer, ce qui est pourtant prévu dans la résolution 1559 et repris dans la 1701, qui exigent « que soient désarmées toutes les milices libanaises et non libanaises. »
Quant au flux d'armes iraniennes et syriennes entre Syrie et Liban, Liban et Syrie ont refusé que soient déployés des soldats de la FINUL le long de leur frontière. Or le Liban a démontré amplement son impuissance.
Si ces violations, parmi d'autres, persistent, rien ne garantit qu'il n'y ait d'autre agression du Hezbollah à l'avenir.
De plus, Amos Gilad, Chef du département politique et sécurité du Ministère des Affaires étrangères israélien, estime que le Hezbollah va accentuer son aide au terrorisme palestinien dans les Territoires.
19:45 Publié dans Moyen Orient | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Aujourd'hui, Autrement
01.08.2006
Rétablir la Vérité
● Israël a lancé une offensive contre le Hezbollah, organisation terroriste libanaise, armée par la Syrie et l'Iran, au mépris de la Résolution 1559 de septembre 2004 du Conseil de Sécurité des Nations unies qui exigeait que les milices soient désarmées et que cesse toute ingérence ou influence étrangère au Liban, mis en tutelle jusque là par la Syrie. La Résolution prévoyait que les forces libanaises soient déployées jusqu'à la frontière avec Israël. Cette Résolution est restée lettre morte sans que la communauté internationale s'en préoccupe.
● Israël s'est retiré totalement du Liban en mai 2002, comme le reconnaît l'ONU. Le Hezbollah y a développé pendant 6 ans une force militaire armée et entraînée en partie par l'Iran et la Syrie, s'est installé dans des bunkers de commandement, de télécommunications, a construit des tunnels pour y entreposer des milliers de missiles etc. Au su et au vu des soldats de la FINUL, ou Casques Bleus qui y ont mission d'observateurs. Donc du Conseil de Sécurité qui n'a pas bronché.
● Le Liban-Sud devient alors une zone Hezbollah où les terroristes vivent avec leurs familles, sans contrôle du gouvernement libanais. Le Hezbollah, dont la télévision Al-Manar a été interdite en France est un mouvement terroriste.
● Le 12 juillet le Hezbollah tire des missiles contre des populations civiles du nord d'Israël pour faire diversion et attaque des soldats en territoire israélien. Huit sont tués et deux sont enlevés. On est sans la moindre nouvelle depuis.
les fermes Sheba sont en réalité une petite parcelle ou se trouvent des ruines de bâtiments utilisés pour la transhumance et désaffectés depuis longtemps.Cette parcelle appartient à la Syrie et non au Liban
● Il y a eu une explosion de joie dans le monde arabe lorsque la nouvelle de ce kidnapping a été connue, avec distribution de douceurs. Notamment chez les Palestiniens et au Liban-Sud.
● Trois autres soldats avaient été kidnappés le 7 octobre 2000. Le Hezbollah les a sans doute laissé mourir de leurs blessures mais a prétendu qu'ils étaient vivants pendant des années pour les monnayer au mieux. Ils ont rendu leurs corps ainsi qu'un autre Israélien, un civil, qui avait été enlevé le 15 octobre 2000, contre la libération de 400 Palestiniens en prison en Israël en janvier 2004.
● Il n'y a aucune nouvelle du navigateur israélien Ron Arad, capturé par la milice chiite pro-syrienne Amal en 1986. Qui l'aurait vendu à d'autres groupes terroristes.
● Le 12 juillet 2006 Israël a aussitôt exigé le retour de ses soldats, l'arrêt des tirs de missiles. Le Hezbollah a répondu par des tirs de missiles. Israël a alors attaqué la milice armée chiite, par des actions terrestres entraînant des pertes lourdes, des actions navales et aériennes.
● Quatre mille missiles ont été tirés sur Israël par le Hezbollah entre le 12 et le 31 juillet.
● S'il y a moins de victimes civiles israéliennes que libanaises c'est que des abris et des systèmes d'alerte ont été mis en place au fil des ans dans les localités du nord d'Israël qui subissent des tirs du Hezbollah depuis des années, avec des périodes d'accalmie plus ou moins longues. De plus près d'un million d'Israéliens ont quitté le nord du pays. Haïfa, troisième ville d'Israël est devenue quasiment ville morte. Les quartiers nord de Naharya ont été détruits.
● Contrairement à ce qu'affirme une propagande d'autant plus facile qu'elle ne peut être vérifiée, les forces israéliennes visent des objectifs militaires. Il est insensé de croire que l'Etat hébreu viserait des cibles civiles délibérément comme on l'entend parfois.
● Le Hezbollah est implanté parmi des populations civiles libanaises. D'où des dommages dits collatéraux. Tactique de boucliers humains qui a fait que le Haut Responsable de l'ONU pour les questions humanitaires, Jan Egeland, a qualifié le Hezbollah de lâche.
● De plus, les membres du Hezbollah ne portent pas d'uniforme et se fondent dans la population. Dès qu'ils lâchent leur arme, ils passent pour civils. Autre manipulation des chiffres.
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20.07.2006
Disproportion : l'article que j'aurais voulu écrire
Le Point, Bloc-notes Bernard-Henri LEVY, 20 juillet 2006
"Un mot qui revient bizarrement dans les commentaires, en Europe, de la riposte israélienne à la déclaration de guerre du Hezbollah : le mot «disproportion».
Je ne suis, certes, pas grand expert en affaires militaires. Et je pense évidemment, moi aussi, que chacune de ces victimes civiles que l’on appelle pudiquement, chez les stratèges, «dommage collatéral» est une tragédie.
Mais, cela étant dit, j’ai quand même envie de demander à ceux qui parlent ainsi comment ils réagiraient si des commandos de terroristes venaient, sur notre territoire, dans le plus total mépris, voire la négation, de nos frontières, kidnapper des soldats français.
Si des villes comme Strasbourg, Lille ou Lyon se trouvaient, comme Sderot, Ashkelon et, maintenant, Haïfa soumises à une pluie de katiouchas faisant des dizaines – à l’échelle française des centaines – d’autres victimes civiles dont le martyre vaut bien, il me semble, celui des Libanais.
Si la capitale même de notre pays se trouvait à la portée de missiles moyenne portée Zelsal-1 servis par des artificiers iraniens dûment missionnés par Ahmadinejad et si l’on nous disait, comme vient de le faire, à propos de Tel-Aviv, le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, que frapper Paris n’est plus une hypothèse d’école mais un but de guerre prioritaire doublé d’une tâche sainte.
J’ai envie de leur demander quelle était, selon eux, la réaction « proportionnée » dès lors que l’auteur de ce type de déclarations et des frappes qui les accompagnent est, de notoriété publique, inspiré, financé, armé par un pays dont le président n’a jamais fait mystère de sa double détermination à se doter de l’arme atomique et, avec ou sans celle-ci, à rayer de la carte un Etat hébreu intrinsèquement pervers et criminel.
J’ai envie de leur demander encore comment il était possible de bâtir une riposte qui eût épargné un Liban redevenu, pour son malheur, l’otage d’idéologues et de chefs de guerre irresponsables qui n’ont eu de cesse que d’y construire, en contradiction flagrante avec sa culture, son génie, ses traditions de tolérance, de cosmopolitisme et de paix, un Etat dans l’Etat qui est, d’abord, un Etat terroriste et qui menace toute la région ainsi que, naturellement, les Libanais eux-mêmes – j’ai envie de leur demander, oui, comment l’on pouvait éviter d’intervenir au Liban dès lors que le gouvernement de celui-ci compte plusieurs ministres Hezbollah; que son président, Emile Lahoud, affirme, chaque fois qu’il en a l’occasion, sa solidarité de principe avec les objectifs et la cause du Hezbollah; que ses routes servent à acheminer roquettes, lance-missiles et transports de troupe vers les lignes de front et les fortins tenus par le Hezbollah; et que c’est à partir des stations radar de ses aéroports et, notamment, de celui de Beyrouth que l’on localise les cibles maritimes israéliennes que vont, comme la semaine dernière, toucher les batteries Hezbollah.
Et puis, «disproportion» pour «disproportion», comment esquiver, pour finir, la vraie, la seule, question qui vaille et qui est de savoir où sont, aujourd’hui, les progrès concrets de l’esprit de modération et de mesure que chacun appelle de ses vœux: chez les Israéliens, qui, sans être, loin s’en faut, des anges, se sont retirés du Liban il y a six ans, de Gaza il y a six mois et sont prêts, dans une large majorité, dût-il leur en coûter, comme en ce moment, des avalanches de bombes sur leurs villes et villages, à se retirer de Cisjordanie pour voir s’y installer l’Etat palestinien en formation – ou chez des fous de Dieu qui se moquent comme d’une guigne de voir se former quelque Etat palestinien que ce soit et n’ont, en réalité, d’autre souci que de voir Israël disparaître ?
Car là est bien la ligne de partage.
Et tel est l’enjeu, le seul enjeu, d’une guerre presque plus radicale, en ce sens, que ne le furent les guerres israélo-arabes précédentes.
D’un côté, les partisans de la cohabitation de deux peuples apprenant, avec le temps, sans illusions ni angélisme, à négocier, faire la paix, puis peut-être, un jour, s’entendre et s’aimer: ce sont, en Palestine, les amis de Mahmoud Abbas; c’est, dans le monde arabe en général, un nombre croissant de dirigeants et de représentants de l’opinion éclairée; et c’est l’essentiel, droite et gauche confondues, d’une population d’Israël qui a fini par comprendre qu’il n’y a pas d’autre voie, à terme, que celle du partage de la terre.
Et, de l’autre, les jusqu’au-boutistes d’une cause qui n’a plus qu’un très lointain rapport, et avec la cause nationale palestinienne, et avec la souffrance qui la soutient: c’est, à Gaza, le Hamas de Khaled Mechaal et c’est, ici, au Liban, le Hezbollah – ces deux piliers d’un fascislamisme dont on ne répétera jamais assez que les marionnettistes se cachent à Damas et, surtout à Téhéran et dont les responsables sur le terrain sont visiblement prêts, si la victoire finale est à ce prix, à se battre jusqu’au dernier Libanais, Palestinien et, bien sûr, Juif".
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